Écran d'Arrêt

GRANDE VICTOIRE DU MOUVEMENT AUTONOMISTE KABYLE

mercredi 22 avril 2009


Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie est depuis trois ans la seule organisation politique à commémorer le printemps berbère de 1980 et le printemps noir de 2001-2003. Durant ce dernier, 126 kabyles ont été assassiné par les forces de l’ordre.

Samedi 18 avril 2009, un meeting du MAK-France a eu lieu à Paris sur la Place de la République avec une quinzaine de prises de parole devant une assistance que seule la pluie a pu réduire à près d’un millier de personnes.

A lire : Pourquoi l’autonomie de la kabylie ?

Le site cité par M. Meziane Amara est ici.

D’après Arezki Ait-Larbi, un correspondant free-lance : C’est sans surprise, le président Bouteflika a été réélu pour un troisième mandat de cinq ans, avec 90,24 % des suffrages. Le taux de participation de 74,54 %, contesté par l’opposition, rappelle les scores brejnéviens de la période du parti unique. Ainsi conforté par « une large majorité », le raïs poussera encore plus loin sa politique de « réconciliation » avec les islamistes radicaux. Après avoir accordé l’impunité, en 2004, aux terroristes qui avaient déposé les armes, il a promis, cette fois, de décréter une amnistie générale pour ramener au bercail les derniers irréductibles du GSPC/Al-Qaida au Maghreb. Autre casse-tête, la Kabylie. Depuis l’indépendance, la région frondeuse ne cesse de manifester sa colère pour faire respecter ses spécificités culturelles. Après une répression sanglante qui, en 2001, avait fait 126 morts parmi de jeunes manifestants, Abdelaziz Bouteflika a accordé un statut « national » à la langue berbère. Avec l’arrière-pensée de la diluer dans l’ensemble algérien, « d’origine amazighe, mais arabisé par l’islam ». Il y a deux semaines, le candidat a été accueilli avec tambour et trompettes par des « notables » corrompus, lors d’une cérémonie d’allégeance relayée par la télévision. En balayant la poussière sous le tapis, le président Bouteflika a réussi à équilibrer son régime pour quelque temps. Mais l’équilibre est instable. Confortés par des concessions sans limites, les islamistes radicaux exigent un retour sur la scène politique, avec l’objectif d’instaurer un État islamique. Quant aux Kabyles, ils rejettent l’impunité accordée aux gendarmes assassins de leurs enfants. À défaut d’être reconnue dans sa différence, la région glisse peu à peu vers la solution autonomiste. Avec une nouvelle génération de militants impatients. Source de l’article : Ouest France

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